Fifagate : Platini et Sepp Blatter acquittés



 Michel Platini et Sepp Blatter sont complètement blanchi et soulagé, après six ans d'enquête et deux semaines de procès pour escroquerie en Suisse, Michel Platini et Sepp Blatter ont été acquittés vendredi, dans l'affaire qui a brisé les ambitions du Français, pressenti en 2015 pour prendre la tête du football mondial.


Cependant, Michel Platini et Sepp Blatter ont comparu pour avoir "obtenu illégalement, au détriment de la Fifa, un paiement de 2 millions de francs suisses" (1,8 million d'euros) "en faveur de Michel Platin.


 Le triple Ballon d' Or, Michel Platini a bien conseillé Sepp Blatter entre 1998 et 2002, lors du premier mandat de ce dernier à la tête de la Fifa, et les deux hommes ont signé en 1999 un contrat convenant d'une rémunération annuelle de 300.000 francs suisses, intégralement payée par la FIFA.


Mais en janvier 2011, l'ancien milieu de terrain - devenu dans l'intervalle président de l'UEFA (2007-2015) - "a fait valoir une créance de 2 millions de francs suisses", qualifiée de "fausse facture" par l'accusation. Les deux hommes martelaient de leur côté qu'ils avaient dès l'origine décidé d'un salaire annuel d'un million de francs suisses, par un "accord de gentlemen" oral et sans témoins, sans que les finances de la Fifa n'en permettent le versement immédiat à M. Platini.


En outre, dans ses réquisitions, le procureur Thomas Hildbrand avait souligné la contradiction avec le contrat de 1999, le contraste avec les pratiques habituelles de l'instance et plus généralement celles du monde du travail, et il a surtout exhumé des rapports d'audit de la Fifa. Même si l'organisation de Zurich avait payé un million de francs suisses à Platini dès 1999, elle aurait encore eu "plus de 21 millions de francs de trésorerie", des réserves montées à 327 millions en 2002, a rappelé le magistrat.


Mais, il est à noter que le tribunal a estimé que l'escroquerie n'était "pas établie avec une vraisemblance confinant à la certitude", appliquant donc le principe général de droit pénal selon lequel "le doute doit profiter aux accusés".


Il sied de signaler que Michel Platini soupçonne en particulier un rôle occulte de Gianni Infantino, son ancien bras droit à l'UEFA élu en 2016 à la tête de la Fifa, et visé depuis 2020 par une procédure distincte pour trois rencontres secrètes avec l'ancien chef du parquet suisse.

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