JUSTICE-RDC: 13 patriotes congolais interpellés pour avoir exiger le départ de la MONUSCO

Enterrement des patriotes congolais tués par la MONUSCO

En République démocratique du Congo, le  gouvernement a pris acte le vendredi 12 août 2022, du rapport d'enquête sur les manifestations anti-Monusco qui se sont déroulées ces dernières semaines dans les villes et agglomérations de l’Est de la République Démocratique du Congo. Ce rapport a été présenté au Chef de l’Etat par la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo. Une enquête est en cours et 13 congolais ont été arrêtés.


“La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a signifié au Conseil que les enquêtes sont en phase pré-juridictionnelle, et que tous les éléments ne sont pas fournis par les Parquets vu le caractère secret de l’instruction. Quant aux poursuites, elle a mentionné que 13 congolais ont été interpellés sous RMP 2836/KNG/2022 et placés en détention. Dans certains cas, notamment à Uvira au Sud-Kivu, un dossier de réquisition d’information a été ouvert”, dit le compte-rendu du conseil des ministres tenu vendredi 12 août 2022.


 Signalons que les casques bleus de la MONUSCO qui avaient tués 3 citoyens Congolais devant la barrière de la douane à la frontière RDC-Ouganda à Kasindi dans le Nord-Kivu et  sont libertés. Également ceux qui avaient tués 36 patriotes congolais dans les manifestations anti-MONUSCO .


Il sied de rappeler que le lundi 25 et le mardi 26 juillet, plusieurs manifestations ont été organisées dans le Nord-Kivu. Les manifestants avaient pris d’assaut certains bases et quartiers généraux de la MONUSCO notamment à Goma, Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Butembo et Beni pour exiger le retrait de la mission onusienne, jugée inefficace face aux massacres de civils dans l’Est de la RD Congo .


En outre, Cela fait deux mois, ce samedi 13 août, depuis que la cité de Bunagana (Nord-Kivu) est occupée par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) soutenu par kagame. Ainsi, la rébellion a déjà installé une administration parallèle dans la cité, où elle a nommé ses dirigeants et fait payer des taxes mensuelles à quelques habitants qui y sont restés.


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